Covid19

Fin mars, les collègues stagiaires français, sont tous rentrés en France avant leur date prévue de fin de stage, par peur de la pandémie.

Pour mon cas, dès le départ, j’avais prévu de rentrer chez moi au Maroc pour voir ma famille et y passer les vacances quand mon stage sera terminé, donc vers la mi juillet.
Ca ne me servait à rien alors d’aller en France, pour rester à la maison à ne rien faire.

Fallait donc rester à PP, finir son stage, en toute tranquillité. (je ne pouvais non plus rentrer au Maroc, vu qu’ils ont fermé les frontières dès le 15 mars)

J’ai demandé à ce que je fasse du télétravail, même si la situation n’était pas très inquiétante ici, c’était par précaution.

Aujourd’hui, j’attends toujours la réouverture des frontières, pas de date communiquée. Peut être vers la mi juillet (fin de confinement total au Maroc), ou jamais :rires:.

La culture professionnelle

Il faut rappeler que l’entreprise où je fais mon stage est dirigé par des français.

L’ambiance y est plutôt bien. On respecte les congés des salariés par exemple, ce qui n’est pas vraiment le cas dans tout le pays.
On fait beaucoup d’effort pour la protection de l’environnement: le département qui économie le plus d’électricité par mois, reçoit un cadeau comme sorte de motivation.

L’entreprise invite ses salariés en raison de deux fois par an, pour des voyages, ou des restaurants..

Le petit soucis que j’ai remarqué à plusieurs reprises, et que des collègues khmers m’ont fait comprendre, c’est que la hiérarchie (généralement européennes), méprisent les locaux, on parle souvent avec des ordres.. alors que c’est très différent de la culture asiatique.

Compétences

Au Cambodge, j’ai appris surtout à m’adapter au nouvel environnement qui m’était très étrange. Ce qui n’était pas facile, et pas difficile non plus. Fallait seulement se rappeler à chaque fois que j’y étais que pour une durée bien déterminée, et qu’il fallait seulement faire un petit effort pour ne pas s’ennuyer ou déprimer.
Une fois que j’ai fais le tour de presque tous les restaus de la ville, j’ai voulu finalement cuisiner chez moi et préparer mes petits plats comme d’habitude, mais je trouvais pas tout ce dont j’avais besoin, ou sinon c’est très cher. Donc je fais et refais toujours les mêmes plats, depuis 6mois, et ce n’est pas très amusant.

Koh Rong

Je sais pas si le fait de découvrir des restaurants des cuisines du monde est considéré comme une activité, mais je me faisais beaucoup plaisir d’y aller plusieurs fois par semaine (rires). Il y a tellement d’expatriés du monde entier dans cette ville, que chacun a du ouvrir son restaurant pour faire découvrir sa culture.

J’ai aussi fait une excursion en bateau sur le fleuve du Mekong qui relie plusieurs pays de l’Asie du sud est, avec des mes collègues stagiaires.
On a aussi visité les iles paradisiaque Koh Rong qui se trouvent au sud du pays pendant une petite semaine. Le plus beau voyage que j’ai réalisé.

L’environnement à PP

Arrivée à Phnom Penh (PP), il fait 40 degrés.
J’arrive à l’appart que j’avais réservée en ligne, et c’est le choc total, l’entrée commune est très sale, beaucoup de poussière dans l’appart, très mal isolé.. le bruit des klaxons sous la fenêtre, un bar open space juste devant ..
J’ai pris la décision de déménager le soir même, pour le lendemain. On m’a beau conseillée de prendre un hôtel avant de réserver un appart pour faire les visites, mais je voulais que tout soit prêt à l’avance. (pas de chance)

Le lendemain, un samedi, j’ai du visiter pas moins d’une dizaine de logements. Il fallait que je commence le stage le lundi d’après. J’ai trouvé mon coup de coeur le samedi soir, et le lendemain à 9h j’ai emménagé. Je me suis sentie enfin “installée” en ville.

Mon premier jour de stage s’est très bien passé, j’ai rencontré pas mal de gens, on a même diné ensemble..les Khmers (manière officielle de désigner une personne de nationalité cambodgienne) , sont très gentils, serviables.. avec qui le courant est bien passé.

À Phnom Penh, en moins d’une semaine, j’ai pu voir autant de voitures de luxe que j’ai jamais vu de toute ma vie. Les Lexus, les Bentley, les Rolls Roys… j’en vois chaque minute. J’étais furieuse au début, comment les gens d’un si pauvre pays peuvent se permettre ce niveau de vie. Je me suis rendue compte plus tard qu’il existe beaucoup trop de corruption dans la famille qui dirige le pays depuis 35ans.

Sinon, pour se déplacer en ville, il fallait prendre un tuktuk, moi qui ne peut conduire une moto, pour les allers retours au travail chaque mois, ça me coute plus que 80$ (un vrai budget).
Pour mes courses, il fallait soit aller au marché traditionnel, ou aux supermarchés où tous les produits sont importés, et donc leur prix est multiplié fois 3.
Ce n’était pas possible de faire mes courses dans le marché, de une, on parle pas anglais, donc difficulté même de connaitre le prix, de deux, on vend que les fruits, légumes et viande (tout ça par terre), moi qui ne mange pas de légumes et trop peu de fruit et qui pourrai jamais manger une viande qui a passé toute une journée sous le soleil. J’avais pas autre choix que d’aller dans un supermarché (comme tous les expatriés) et payer le prix cher :D.



Et si je partais au Cambodge pour mon stage?

Septembre 2019, premier contact avec une société chinoise intéressée par mon CV. 3mois de négociations plus tard, le stage ne peut pas aboutir, en raison des procédures de visa qui sont compliquées pour un étudiant souhaitant faire son stage en Chine. (un stage en gros c’est illégal, et pour avoir un visa, il faut faire au moins un mois de langue dans une université chinoise afin d’obtenir la fameuse “lettre d’invitation” qui servira de justificatif du séjour. Autrement, y a aucun moyen de partir. Pendant ces trois mois, j’étais en contact constant avec la chargée d’affaires étrangères à l’université chinoise, chaque semaine elle me sortait une mauvaise nouvelle, mais elle me rassurait en même temps que tout se passera bien, et qu’ils ont l’habitude de faire ça. Sauf qu’avec la chance que j’ai, cette année il n’y a plus de partenariat entre notre université (UCA) et celle de Nanning. Donc c’est ANNULÉ. Sans lettre d’invitation de l’université, le stage ne pourra pas avoir lieu. Je me retrouve donc sans stage à un mois de mon départ prévu. (oui je voulais partir impérativement en janvier pour pouvoir faire 6mois de stage et pas moins). 

Avec cette nouvelle que j’ai reçu en plein préparation de mes examens, pas de chance d’envoyer des candidatures spontanées ou répondre à des offres existantes, parce que je suis bien consciente que ça n’aboutira à rien. C’était trop tard.  
Je me retourne donc vers les agences de placement. Après quelques recherches sur internet, je contacte Alzea par téléphone le vendredi 13 décembre, une agence française basée à Lyon. J’explique ma situation, que je cherchais un stage en urgence et tout.. on me propose le Cambodge ??!!!! euuuuuh OK, c’est où c’est quoi? Je savais que c’était quelque part en Asie, mais…. ???!!! , (ah j’ai oublié de spécifier que je ne suis pas française de nationalité, et deux agences m’ont prévenu que les recruteurs anglophones ne veulent plus de stagiaires non européens vu c’est plus compliqué de leur faire les papiers nécessaires, c’est du n’importe quoi, mais ok) 
Donc voilà, je dis à la dame au téléphone, ok je suis partante, sauf que d’ici vendredi prochain (20 décembre) je dois avoir une convention de stage signée (rires) , la raison c’est que l’administration allait fermée pendant 15jours pour les fêtes et il fallait respecter des délais…. ) , est ce possible de trouver un stage en une semaine, passer des interviews et signer les papiers ? Elle me dit que c’est pas facile mais c’est faisable. 

Le vendredi 20 décembre 2019, j’ai une convention signée et un billet d’avion prévu pour le 03 janvier en direction de Phnom Penh, capitale du Cambodge. 

J’ai pu trouver un appartement avant mon départ sur internet. Donc c’était plus rassurant d’arriver dans un pays qu’on connait pas avec une idée d’où on allait vivre.

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